L'oud, uno dei più antichi e affascinanti strumenti al mondo, viene portato nel ventunesimo secolo grazie al nuovo progetto di Smadj. DuOud mischiano il liuto nord-africano con la tecnologia elettronica, e lo fanno con una libertà d'immaginazione che li pone in un livello diverso rispetto ai loro contemporanei.
DuOud riescono a costruire una saga musicale che guarda alle radici africane mentre assorbe elementi di musica contemporanea francese – break beat, jazz groove e chitarre elettriche. Wild Serenade è un album di dialogo fra due uomini e due culture. Pubblicato da Label Bleu, etichetta francese, Wild Serenade è stato nominato 'Miglior esordiente' ai BBC World Music Awards, ed era solo il 2003.
DuOud è un duo composto da due parigini d'adozione. Smadj è Jean Pierre Smadja – già noto per i due album pubblicati con il nome d'arte Smadj per Melt nel 2000 – è tunisino di nascita e si è formato come musicista jazz e sound engineer. Il suo collaboratore è il maestro di oud Mehdi Haddab, nato ad Algieri. Quest'ultimo ha vissuto in Burundi, in Africa Centrale, prima di stabilirsi a Parigi. Egli è anche parte del trio Ekova, di base a Parigi, specializzato in quella sorta di fusion globale innestata d'elettronica che prospera a Parigi.
I DuOud sono sospesi tra tradizione e futuro, con moods che variano dal surf kitsch al groove contemporaneo.
I musicisti nord-africani si confermano come i ricercatori dai risultati più entusiasmanti nella world music: la sintesi di pop-rai di Khaled ha reso l'Elvis algerino una superstar. DuOud si sono imposti come l'ultima scoperta del Nord Africa, volti a dimostrare che tradizione e tecnologia possono mischiarsi per creare un sound ricco di nuove possibilità. “Ho suonato l'oud a lungo prima di iniziare a sperimentare l'elettronica” dice Mehdi. Smadj d'altro canto ha composto elettronica per anni ma solo recentemente ha iniziato a suonare l'oud. Sei anni dopo il primo album viene pubblicato 'Pink Kong' nel febbraio 2009, acclamato dalla critica. Il duo ha composto tutte le tracce, creando un sound evoluto, sempre con lo stesso desiderio musicale in testa, provare che l'oud è ancora vivo, e attuale, infatti quello suonato da Smadj è alettrico, e i due dimostrano di divertirsi con tutti i generi musicali, dal kitsch al funk, passando per l'hip-hop e il metal trash.
Chronique par Eliane Azoulay // Telerama
"Le flirt avec le binaire est de plus en plus prononcé. Mais le duo d\'oud électro et acoustique ne perd pas non plus le cap oriental. Mehdi Haddab et Smadj, l\'un d\'origine algérienne, l\'autre d\'ascendance tunisienne, ont invité sur deux titres Malouma, chanteuse mauritanienne au blues entêtant. Ils pimentent sa voix âpre aux langueurs cuivrées d\'un saxophone jazzy ou de judicieux entrelacements de rock et d\'ornementations ondulatoires. Parfois en solo, parfois en dialogue avec une cithare kanoun ou une voix pop expérimentale, les deux compères de DuOud mêlent quelques « samples » aux notes amplifiées de leurs luths, qui sonnent souvent comme des guitares.
Dans Genjiskan, plutôt réussi, on pense aux sillons véhéments et lyriques tracés par Serge Teyssot-Gay (Noir Désir) en duo avec le « oudiste » syrien Khaled AlJaramani. La reprise de Johnny Guitare, judicieusement teintée d\'influences arabisantes, est, elle, plombée par le boum-boum omniprésent de la batterie. C\'est pourtant Cyril Atef, de Bumcello, le roi des rythmes ethno les plus extravagants, qui est aux baguettes. Il s\'en tire heureusement bien mieux sur Genjiskan."
Chronique par Benjamin MiNiMuM // Mondomix
Lors de leur dernière œuvre commune « Sakat » Mehdi Haddab et Smadj mâchouillaient du qat à Sanaa en compagnie de musiciens yéménites. Trois ans plus tard nous les retrouvons au milieu d’un parking à se faire des échanges musclés et ludiques toujours sur fond de luths arabes libérés, de bouillonnements électroniques et de beats soutenus. Leur alchimie tient à une solide amitié et leur musique profite pleinement de leurs aventures individuelles. Ces dernières années Mehdi s’est principalement consacré à son groupe Speed Caravan, bientôt mis en orbite international, via une ressortie de l’album « Kalashnik Love » sur Realworld, le label de Peter Gabriel. Smadj a pour sa part multiplié les collaborations, avec des musiciens turcs comme Burhan Oçal mais aussi avec Erik Truffaz et Talvin Singh, un disque en compagnie de ces deux derniers est attendu au courant de l’année. Le oud est bien sûr toujours au centre de la problématique du duo et sans être malmené, l’instrument est poussé dans ses derniers retranchements et confronté aux univers les plus inattendus. Ainsi Ping Kong s’ouvre sur une reprise enlevée du thème du western J »ohnny Guitar », plonge dans un univers heavy metal pour « Genjiskan », frôle l’Afro Beat sur « Must » grâce à une adjonction de cuivres de Rico Gauthier de Faya Dub, ou apparaît dans son plus simple appareil lors de deux solos plein de grâce. Comme à leur habitude les duellistes chevronnés ont invité quelques francs tireurs habiles pour compléter leur histoire. Cyril Atef sorcier des cadences chez Bumcello, M ou Congopunq est venu dompter les fûts sur une poignée de morceaux et le turc Nuri Lekesizgöz, disparu depuis, a accompli ici l’une de ses dernières acrobaties avec les maillets de son qanoun. Côté chant, la diva mauritanienne Malouma a posé ses arabesques sur deux morceaux,et l’étonnant Bruno Ferrier, déjà repéré sur Speed Caravan a réussi un morceau de bravoure sur « Oud Art Corps » qui clôt l’album. L’air de rien et sans se prendre au sérieux DuOud repousse les limites esthétiques du vénérable instrument et est en train d’écrire quelques pages décisives de son histoire contemporaine.